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Commémoration du 80e anniversaire de la victoire : Portée mondiale du théâtre d'opérations principal en Asie orientale
Source : Chinese Social Sciences Today 2025-07-25

Cette année marque le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la Guerre antifasciste mondiale. Ce jalon historique offre l'opportunité non seulement d'un devoir de mémoire, mais aussi d'une réflexion renouvelée sur le rôle crucial – bien que souvent sous-estimé – du théâtre d'opérations oriental dans la défaite du fascisme et l'établissement de l'ordre international ultérieur. La résistance prolongée, les sacrifices et les contributions stratégiques de la Chine furent irremplaçables pour vaincre l'agression fasciste et préserver la paix mondiale.

Définir les fronts de la Seconde Guerre mondiale

Alors que l'attention mondiale s'est historiquement concentrée sur le théâtre européen, le théâtre d'opérations oriental – centré sur la Chine – fut un pilier clé de la victoire alliée. Le front chinois, ouvert officiellement le 18 septembre 1931, devint le théâtre le plus durable et le plus vaste du conflit asiatique de la Seconde Guerre mondiale. Avant l'entrée en guerre des États-Unis dans le Pacifique en 1941, la Chine résistait quasiment seule à l'expansionnisme japonais.

La résistance de la Chine ne fut pas qu'un combat national ; elle joua un rôle décisif en freinant les ambitions nippones de domination continentale. L'Armée impériale japonaise s'enlisa en Chine, y engageant plus de la moitié de ses troupes et dilapidant des ressources qui auraient pu être déployées ailleurs en Asie-Pacifique. Ce répit stratégique offrit aux Alliés un temps précieux pour se réorganiser, se réarmer et finalement lancer des contre-offensives qui menèrent à la défaite du Japon.

L'impact mondial de la résistance chinoise

L'importance mondiale du théâtre d'opérations oriental peut être évaluée à travers plusieurs prismes clés. Premièrement, il constitua un rempart prolongé contre le fascisme en Asie. La résistance chinoise refusa au Japon la conquête rapide escomptée, lui imposant une guerre d'usure qui affaiblit sévèrement ses capacités militaires.

Deuxièmement, il servit d'élément moteur à la coopération alliée. La résistance chinoise devint un premier laboratoire de la solidarité internationale contre le fascisme. Elle posa les bases de l'alliance sino-américano-britannico-soviétique et valut à la Chine sa position comme l'un des "Quatre Grands" lors de la fondation des Nations Unies. Des dirigeants tels que Franklin D. Roosevelt reconnurent l'importance de la Chine, non seulement comme alliée sur le champ de bataille, mais aussi comme pilier central de l'ordre mondial d'après-guerre.

Commémoration et enseignements pour aujourd'hui

Le 80e anniversaire dépasse le simple devoir de mémoire historique – il rappelle le tribut de la guerre, la valeur de la coopération internationale, et l'impérissable nécessité de s'opposer à toute forme de domination hégémonique par la force. Dans un monde de plus en plus multipolaire confronté à de nouvelles incertitudes géopolitiques, les enseignements du théâtre d'opérations oriental conservent leur pertinence. L'unité nationale, la résilience et l'endurance stratégique de la Chine en temps de guerre jettent les bases d'un modèle pour traverser les crises sans capitulation face à une hégémonie étrangère.

En outre, la commémoration appelle la communauté internationale à respecter la vérité historique. Les tentatives de réviser ou de minorer les contributions de la Chine et d'autres nations non occidentales à la victoire de la Seconde Guerre mondiale risquent d'éroder la mémoire collective et de fracturer la solidarité mondiale. Il est impératif de préserver la justice historique en reconnaissant le rôle axial joué par la Chine dans cette guerre.

Alors que le monde commémore le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la Guerre antifasciste mondiale, il doit reconnaître le théâtre d'opérations oriental comme un front décisif dans le combat global contre le fascisme. La résistance chinoise a dévié le cours de l'histoire mondiale, empêcha des atrocités plus grandes encore, et contribua à forger les institutions internationales sur lesquelles nous reposons aujourd'hui. En nous souvenant du passé, nous sommes mieux armés pour défendre la paix, le respect mutuel et la coopération multilatérale à l'avenir.
 

Alpha Mohamed Jalloh est directeur de l'Institut Chine-Afrique à l'Université de Makeni en Sierra Leone.

Edité par:Zhao Xin
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