L’approche
communicative étant maintenant bien intégrée pour l'enseignement de FLE aux Alliances Françaises en Chine, quelle
méthode française sera la mieux adaptée aux particularités de cet enseignement et à ses objectifs ?
Le sujet reste très discuté entre les enseignants chinois.
A l’Alliance
Française de Wuhan (dénommée AFW ci-après), après avoir utilisé Le Nouveau Sans Frontières, on
a choisi Reflets comme matériau de base. Ayant eu à pratiquer successivement ces deux méthodes à
l'AFW, je prendrai comme point de départ de mes réflexions
l’analyse du public particulier de l’AFW, ses objectifs, ses difficultés et ses
besoins afin de mettre en place une pédagogie
plus adaptée.
1.
Besoins du public de l’AFW
Le
public de l’AFW est composé principalement de jeunes étudiants ou de salariés
qui vont partir en France ou au Canada, habités
d'un projet professionnel. Les objectifs d’apprentissage proposés à nos apprenants doivent
répondre à leurs projets d’expatriation, aux besoins de communication
dans les contextes qu'ils vont rencontrer, tels que les études, la vie
quotidienne et les loisirs. Notre enseignement est
censé leur donner la maîtrise du français comme langue decommunication.
Or le
français n’est pas, pour ces apprenants, une langue de communication, et
puisqu’il est appris en dehors de son aire d’usage habituelle, il n’a pour le
moment aucune fonction sociale pour eux. Si on veut éviter alors un passage
trop brusque du contexte "le français en classe" au contexte « le
français de tous les jours et à toute heure », il semble inévitable et
prioritaire d'adopter en classe une pédagogie de la communication en français.
Ce qui revient à dire qu'enseigner le FLE (français langue étrangère), c’est
certes enseigner la langue d’un point de vue linguistique, mais c’est surtout
faire le choix de la compétence de communication. Les composantes de cette
compétence varient selon les théoriciens, tels que Hymes Delles, Canale et Swain
ou Sophie Moirand, qui ont cherché à la définir. Elle peut cependant s’analyser
sous les cinq composantes suivantes : la compétence linguistique, la compétence
sociolinguistique, la compétence discursive ou énonciative, la compétence
référentielle et la compétence stratégique. En effet, un des principes de
l’approche est qu’il ne suffit pas pour pouvoir communiquer dans une langue
d'en connaître le vocabulaire et les structures grammaticales. Cette
connaissance est une condition nécessaire mais non suffisante pour une
communication efficace, laquelle demande en plus la maîtrise de ses règles
d’emploi et d'usage.
2. Atouts
de la méthode Reflets
En la
comparant avec celle de Le Nouveau Sans Frontières, voyons maintenant
quels sont les atouts de la méthode Reflets pour développer la
compétence de communication des apprenants et ce qui en elle attire enseignants
et apprenants ?
Cette
comparaison portera sur trois aspects :
1.
avantages de la vidéo par rapport au support uniquement audio
2.
présentation du non verbal et apport des élements extra-linguistiques
3.
authenticité des documents, des thèmes, des situations, des personnages
2.1
atouts de la vidéo
La
méthode Reflets se propose des documents vidéo alors que ceux de Le
Nouveau Sans Frontières sont essentiellement audio. Ces documents vidéo
permettent la co-existence sur un même support de textes, de sons, et d’images fixes
et mobiles. L'atout des images est évident : elles captent mieux l’attention à
la fois visuelle et auditive des apprenants parce que ces documents télévisuels
sollicitent deux sens en même temps : l’ouïe et la vue. Les images permettent
aussi de pousser les apprenants chinois, qui sont traditionnellement timides, à
parler plus facilement et aisément en classe. Les documents télévisuels servent
donc de déclencheurs d’activités, ils sont des supports de production orale
même écrite. On peut dire de ce point de vue que les images sont instrument de
participation.
Pour
ce qui est de l'utilisation de ces documents télévisuels, le premier
visionnement d'une séquence se fait sans le son; les apprenants vont essayer de
comprendre quelque chose en regardant seulement les images (avec en tête les
questions de base : (qui, où, quoi, quand, pourquoi, comment etc.) et ils vont
émettre des hypothèses. Après ce premier visionnement, l’enseignant peut
demander aux apprenants de discuter de ce qu’ils ont vu en groupe de 2 ou 3, avant
une mise en commun. A cette étape du travail; le professeur doit accepter
toutes les propositions émises, qu'elles soient justes ou fautives. C’est à
l’écoute que l’on saura si elles étaient justes. L’objectif est donc alors de
faire parler les apprenants et de les amener à comprendre la situation
présentée dans une séquence et le contenu du dialogue.
Prenons
comme exemple l’épisode 1 de Reflets volume 1. On parviendra à la compréhension
en deux phases, d’abord une compréhension globale et puis une compréhension fine.
L’objectif de la compréhension globale est que les apprenants comprennent la
situation présentée, c’est-à-dire le choix d’un nouveau locataire. Rien de plus
et rien de moins. On atteindra à cet objectif par trois étapes :
Première
étape :
arrêt sur image au moment où on voit Julie et Benoît ouvrir la porte à P.H. de
Latour. L’enseignant pose deux questions :
Question
1 : (Vous voyez) qui ?
Réponse
attendue : Julie et Benoît + un homme
Question
2 : Julie et Benoît, ils habient où?
Réponse
attendue : Rue du Cardinal-Mercier dans le 9e arrondissement
Deuxième
étape
: visionnement intégral sans interruption (livre fermé) avec deux autres questions
de guidage :
Question
1 : (Vous voyez) combien de personnes ?
Réponse
attendue : 8 personnes + Julie et Benoît
Question
2 : Elles habitent avec Julie et Benoît ?
Réponse
attendue : Non.
Troisième
étape : visionnement de la dernière partie (celle où Benoît rentre) avec
quatres questions :
Question
1 : (Vous voyez) qui ?
Réponse
attendue : Julie et Benoît + Pascal Lefèvre
Ici
le professeur dessine au tableau 3 dessins symbolisant : « content » « pas content»
« surpris ».
Question
2 : Pascal est content, pas content, surpris?
Réponse
attendue : surpris.
Question
3 : Benoît est Ok ? ( avec le son )
Réponse
attendue : Oui. ( Il dit : je suis d’accord.)
Question
4 : Qui est Pascal ?
Réponse
attendue : C’est le nouveau locataire.
Pour
la compréhension fine, le professeur propose aux apprenants de faire une fiche signalétique
sur trois personnages de l’épisode avec la possiblité de repondre《je ne
sais pas》.
| sexe
| nom | prénom | profession | nationalité |
1°personne |
|
|
|
|
|
2°personne |
|
|
|
|
|
3°personne |
|
|
|
|
|
Réponses
proposées :
|
sexe |
Nom |
prénom |
profession |
nationalité |
1°personne |
homme |
De
Latour |
Pierre-Henri |
étudiant |
Je
ne sais pas |
2°personne |
homme |
Je
ne sais pas |
Je
ne sais pas |
stagiaire |
Je
ne sais pas |
3°personne |
femme |
Je
ne sais pas |
Ingrid |
étudiante+ mannequin |
allemande |
Avec ces activitées proposées, on peut constater que dès l’épisode 1, même avec des apprenants débutant qui n’ont presque pas de vocabulaire, on peut se servir de la vidéo, parce que les images les aideront à imaginer et à comprendre. Mais avec le support audio, cela ne marche jamais. Avec l’audition seule, les faibles sont totalement perdus. A ce point, les activités ont pour objectif prioritaire de mettre en confiance l’apprenant vis-à-vis des documents télévisuels, de mettre en valeur ce dont il est capable, d’atténuer, voire supprimer la peur de ne pas comprendre. L’introduction de document télévisuel est faisable et nécessaire dès le premier cours de français, car les apprenants chinois manquent de stratégie de compréhension, ils pensent toujours qu’ils pourront comprendre seulement avec des paroles, et avec des mots qu’ils comprennent, s’ils se trouvent devant des choses qu’ils ne comprennent pas, ils se sentent moins rassurés, même perdus. Ce genre de travail permet de mettre en valeur ce que les apprenants sont capables de comprendre, de dire ou de faire, de leur donner à voir les documents télévisuels afin qu’ils n’aient plus peur de rencontrer l’inconnu, et qu’ils progressent dans leur stratégie de compréhension.
2.2
présentation du non verbal et apport des élements extra-linguistiques La
méthode Reflets présente le non-verbal aussi bien que le verbal, ce que
la méthode Le Nouveau Sans Frontierès n’arrive pas à faire.
Puisque l’on sait bien que dans l’enseignement de la communication orale, la
première exigence est de mettre en scène une communication « authentique »,
présentant les élements linguistiques ainsi que les élements extra-linguistiques.
Mais l’introduction de ces élements sous forme de descriptions est évidemment
abstraite, la présence doit être active. Cette exigence déroule du fait que
langue et culture sont les deux faces indissociables d’une même réalité. La
langue doit être apprise dans des situations vécues.
Dans Reflets,
à l’aide d’images, on peut travailler sur le comportement non verbal. Les observations
du comportement non verbal, porteront sur les jeux de physionomie, le regard,
la gestuelle et l’intonation de voix dans la mesure où ces comportements sont
reliés à une intention de communication et permettent de la cerner. Si
l’intention de communication est claire d’après la situation de communication,
on notera le comportement qui l’accompagne. A d’autres moments, c’est le
comportement des personnages qui permettra de décoder leurs intentions.
En
conséquence, pour comprendre et utiliser avec efficacité un document
télévisuel, il faut reconnaître et accepter un postulat de départ : les
informations liguistiques (voix off, dialogues, documents écrits) ne sont
qu’une petite partie du message, la grande partie des messages est transmise
par le non verbal. La communication interpersonnelle est marquée par la
situation de communication, la gestuelle, la proxémique, la kinésique...Dans
les médias, message visuel ou sonore et message linguistique sont
indissociables. Nous insistons : les images et la bande son (bruits, musique,
voix, intonations, la situation, l’aspect physique des locuteurs, l’action,
etc.) transmettent des indications essentielles à la construction du sens.
Cependant,
les techniques d’observation et les activités proposées n’ont pas pour but de transformer les apprenants en «
imitateurs serviles », mais de les aider à mieux percevoir les autres, à mieux
comprendre leurs réactions. Des membres d’une même culture ont en commun un
important savoir partagé. Grace à leurs traditions et à leurs habitudes
culturelles, ils sont rompus au décodage des multiples signes non verbaux et
aux allusions ancrées dans leur culture.
Dans Reflets,
ce genre de réflexion se trouve dans chaque épisode sur la page « Organiser votre compréhension », sous le titre d’«
observer les comportements ». Voyons ensemble un exercice proposé dans le
manuel (épisode 4 page 40 exercice 4) : dans cet exercice, on peut voir quelques
photos (images) et on propose pour chaque image deux ou trois choix de compréhension,
puis on va observer les comportements figurés dans chaque image et choisir une ou
deux réponses adéquates, à partir de ce qu’on a compris sur l’image.
Question
4 : Il (Benoît) a l’air (quand il découvre les fleurs que ses collègues lui ont
achetées pour son anniversaire)
a.
gêné b. content c. agacé.
Les étudiants ont eu du mal à choisir « gêné
» comme réponse. Parce qu’ils ignorent qu’en France, on n’offre pas de fleurs
aux hommes.
Normalement,
le non verbal est un aspect culturel assez difficile à saisir pour le public chinois, il est désorienté au début, car
il ne retrouve pas les marques et les habitudes de sa propre culture... et il
ne peut non plus s’appuyer sur des énoncés qu’il n’est pas encore en mesure de déchiffrer.
L’enseignant est là pour l’aider à utiliser sa connaissance du monde et ses expériences
en s’appuyant sur ce qu’il a en commun avec des individus de culture
francophone dans ses comportements et ses rapports aux autres.
2.3
Authenticité des documents, des thèmes, des situations, des personnages
Les
documents vidéo dans Reflets sont pédagogiquement authentiques par leur
conception et leur réalisation. Ses thèmes et ses personnages sont également
intéressants pour les jeunes apprenants qui vont partir en France. Dans le
feuilleton, on raconte la vie des trois jeunes colocataires qui n’ont pas
forcément la relation d’affection, ce qui n’est pas le cas en Chine sur le plan
culturel. Ces histoires amusantes permettent de travailler d’une façon plus
vivante et naturelle la grammaire et les actes de paroles contextuels et
situationnels. Regardons comment dans l’épisode 2, on travaille sur les
adjectifs possessifs singuliers. A partir de la vidéo (avec éventuellement
l’aide de la transcription), on va faire un travail de repérage du corpus. En alternance,
on fait une pause sur image pour identifier la situation, puis on va faire
écouter les passages pour collecter les élements linguisitques qui vont
constituer le corpus.
Questions
de guidage pour obtenir le corpus :
Séquence
1 : pause sur l’image des parents de Julie.
Question
: Qui est-ce?
Réponse
attendue : C’est le père et la mère de Julie.
Consigne
: Ecoutez et notez ce que dit Julie pour présenter son père et sa mère.
Réponse
attendue : Benoît, je te présente ma mère ... mon père.
Séquence
2 : pause sur la chambre de Julie.
Question
: Quelle est cette pièce ?
Réponse
attendue : La chambre de Julie
Consigne
: Ecoutez et notez ce que dit Julie pour présenter sa chamabre.
Réponse
attendue :Voilà ma chambre.
Séquence
3 : pause sur le père de Julie
Question
: De qui parle le père de Julie ?
Réponse
attendue : de Pascal
Question
: Qu’est-ce qu’il demande à propos de Pascal ?
Réponse
attendue : il demande son prénom.
Question
: Qu’est-ce qu’il dit ?
Réponse
attendue : Le nouveau locataire , c’est Pascal son prénom ?
Séquence
4 : pause sur la chambre de Pascal
Question
: Quelle est cette pièce ?
Réponse
attendue : La chambre de Pascal
Question
: Julie dit quoi pour présenter la chambre de Pascal ?
Réponse
attendue : C’est sa chambre. (= la chambre de Pascal)
Séquence
5 : pause sur l’image du père de Julie avec Pascal
Question
: Qu’est-ce qu’il propose de continuer ? Qu’est-ce qu’il dit ?
Réponse
attendue : Continuez votre travail.
Séquence
6 : pause sur l’image du père de Julie dans la cuisine.
Question
: Où veut-il manger ?
Réponse
attendue : au restaurant
Question
: Comment il demande s’il y a un restaurant?
Réponse
attendue : Il y a un bon restaurant dans ton quartier ?
Avec
les étudiants, on organise les éléments sous la forme d’un tableau afin de
mettre en évidence les équivalences :
1ère personne : mon/ma
2ème
personne : ton/ta/votre( politesse)
3ème
personne : son/sa
Au
tableau, le professeur peut faire la grille ci-dessous et la compléter
progressivement avec la classe à l’aide de questions de guidage :
Propriétaire / personne |
Objet fénimin |
Objet masculin |
Je |
MA mère/MA chambre |
MON père |
Tu |
|
TON quatier |
Il/ Elle/ Pascal | SA chambre (la
chambre de Pascal) |
SON prénom |
Nous |
|
VOTRE travail |
Vous |
|
|
Ils/Elles |
|
|
Guidage
possible :
Question
: De quelle chambre on parle ici ?
Réponse
attendue : de la chambre de Pascal
Question
: quel mot indique que c’est la chambre de Pascal ?
Réponse
attendue : SA
Question
: Et ici comment on indique que c’est le prénom de Pascal ?
Réponse
attendue : avec SON
Question
: Pourquoi les mots sont différents puisqu’on parle de la même personne,
Pascal?
Réponse
attendue : Parce que c’est UNE chambre et UN prénom.
Règle
provisoire : quand l’objet est féminin on dit SA et quand l’objet est masculin on
dit SON.
Attention,
le corpus n’est pas complet, la forme TA n’apparaît pas. Pourtant il ne s’agit
pas à ce stade d’exiger une règle complète et complexe mais bien d’encourager
les apprenants à raisonner et à former des hypothèses.
Conclusion
Dans Reflets
on crée un vécu motivant auquel les étudiants peuvent se référer pour
assimiler le français comme expression d’une culture. Grace aux documents
vidéo, les étudiants peuvent apprendre une langue vivante dans un contexte très
précis et concret, cela leur permet de pouvoir réemployer ce qu’ils apprennent
d’une façon plus adéquate. Grace aux documents vidéo, on peut faire entrer le
monde extérieur dans la classe de langue, les apprenants peuvent connaître la France
et aussi d’autre pays francophones.
L’introduction
des documents télévisuels comme dans Reflets, est une pédagogie
motivante, qui peut donner de l’oxygène au travail en classe. La télévision
ajoute une autre voix à la classe et aide le professeur à transmettre des
savoirs en français. Travailler avec ces documents permet d’acquérir des
connaissances d’une manière à la fois sérieuse et ludique. On peut travailler
non seulement les informations linguistiques mais aussi les informations
extra-linguistiques (culture, civilisation, comportement non verbal etc.), on
peut travailler la grammaire communicative dans une situation de communication
‘‘réelle’’, on peut travailler les différents registres de langue... Avec cette
méthode, on fait comprendre aux apprenants que la langue française ne se réduit
pas à un système abstrait de règles phonétiques, grammaticales ou lexicales.
Elle est la manifestation d'une certaine vision culturelle du monde. Apprendre
une langue étrangère c'est donc accepter de rencontrer une culture différente
de sa culture maternelle. Alors que cette dernière est vécue de façon
inconsciente, une culture étrangère nécessite d'être apprise et comprise de
façon plus consciente, ce qui amènera en retour à devenir plus conscient de sa
propre culture. Avec cette méthode, les étudiants forment aussi petit à petit
leurs stratégies d’apprentissage et de compréhension. Comprendre, c’est
construire du sens : à partir de ce que l’on comprend, on developpe des
hypothèses sur ce que l’on ne comprend pas.
Certes,
aucune méthode n’est parfaite, Reflets non plus. Surtout pour commencer,
les apprenants trouvent souvent que dans chaque épisode, il y a trop de
vocabulaire, difficile à digérer. C’est là un problème qui existe pour tout
document authentique, car on a besoin d’un vocabulaire de base pour pouvoir
communiquer dans la vie quotidienne sur des sujets divers.
Bibliographie :
[1]
BERARD E., 1994, L’approche communicative, Coll DLE, Clé international.
[2]
COMPTE C., 1993,La vidéo en classe de langue,
Hachette, coll. Autoformation.
[3]
GERMAIN C. ,1993, Evolution de l’enseignement des langues : 5000 ans
d’histoire, Clé international.
[4]
LANCIEN T., 1998, Le multimédia, Clé international, coll. Didactique des
langues étrangères, Paris.
[5] Cadre
européen commun de référence pour les langues, 2001, Conseil de l’Europe,
Didier.
[6] Guide Pédagogique de l’Alliance Française de Wuhan.
Edité par Yao Xiaodan