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L'économie chinoise affiche stabilité, résilience, nouvel élan et montée en gamme
Source : hinese Social Sciences Today 2026-08-31

Lors d'une conférence de presse tenue le 15 juillet par le Bureau d'information du Conseil des Affaires d'État, Mao Shengyong, directeur adjoint du Bureau national des statistiques, a résumé en quatre mots-clés la performance de l'économie chinoise au premier semestre 2026 : « stabilité », « résilience », « nouvel élan » et « montée en gamme ».

Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a progressé de 4,7 % sur un an, avec une progression en valeur atteignant son niveau le plus élevé pour un premier semestre depuis près de cinq ans, témoignant d'une forte « stabilité ». Malgré le ralentissement du commerce mondial, le volume total des importations et exportations de la Chine a atteint 25 500 milliards de yuans (environ 3 800 milliards de dollars américains), tandis que les bases de la sécurité énergétique et alimentaire sont restées solides, illustrant sa « résilience ». La valeur ajoutée de l'industrie manufacturière de haute technologie a augmenté de 13,3 % tandis que les nouveaux moteurs de croissance ont contribué à plus de 40 % de la croissance économique, signe d'un « nouvel élan ». Parallèlement, la part de l'industrie manufacturière dans le PIB est remontée à 26,2 %, tandis que la consommation d'énergie par unité de PIB a baissé de 1,9 %, témoignant de la poursuite de la « montée en gamme » de l'économie. Quelles informations ces principaux indicateurs livrent-ils sur les grandes tendances de fond de l'économie chinoise alors que débute la période du XVe Plan quinquennal (2026-2030) ? Pour répondre à cette question, le journal Chinese Social Sciences Today (CSST) s'est récemment entretenu avec plusieurs chercheurs.

« Les moteurs de la croissance économique chinoise sont en train de se transformer, et cette évolution est désormais clairement perceptible », déclare Chen Shiyi, directeur de l'Institut de recherche sur l'innovation appliquée dans le secteur de l'assurance de l'Université Fudan. Au premier semestre 2026, la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière de haute technologie a progressé de 13,3 % sur un an. Dans les secteurs de la fabrication d'équipements aéronautiques et spatiaux et de la fabrication d'équipements électroniques et de communication, elle a respectivement augmenté de 16,3 % et 17 %.

M. Chen souligne que l'essentiel ne réside pas seulement dans la progression des chiffres, mais dans la transformation structurelle qui sous-tend l'expansion économique. Sur la même période, la production chinoise de circuits intégrés a augmenté de 23,1 %, celle des équipements d'impression 3D de 48,5 % et celle des robots industriels de 28 %. S'appuyant sur ces données, il souligne : « Cela signifie que l'intelligence artificielle est passée du stade du concept à celui de l'application industrielle, et qu'elle est désormais déployée à grande échelle dans la production ».

Le vice-président de l'Université de Xiamen, Fang Ying, résume les progrès réalisés au premier semestre en matière de développement de haute qualité selon trois grandes orientations. Premièrement, l'économie évolue vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée, portée notamment par la croissance soutenue de l'industrie manufacturière de haute technologie et de l'industrie manufacturière numérique. Deuxièmement, elle devient plus verte, avec un développement rapide des énergies propres. Troisièmement, elle s'oriente vers de nouvelles formes de croissance : les grands modèles d'IA open source chinois ont dépassé les 10 milliards de téléchargements dans le monde, avec plusieurs centaines de milliers de milliards de tokens traités chaque jour, le taux d'adoption de l'IA dans l'industrie manufacturière dépasse 30 %, tandis que la moitié des 16 nouvelles « usines phares » recensées dans le monde se trouvent en Chine.

Au premier semestre 2026, le PIB chinois a atteint 3 600 milliards de yuans, enregistrant la plus forte progression en valeur pour un premier semestre depuis près de cinq ans. Parallèlement, la consommation d'énergie par unité de PIB a diminué de 1,9 % sur un an. Lu Jian, chercheur à l'Institut du développement industriel du Yangtsé de l'Université de Nankin, estime que l'amélioration de la productivité et la baisse de la consommation d'énergie par unité de PIB se renforcent mutuellement, contribuant ainsi à accroître durablement la compétitivité de l'industrie manufacturière chinoise.

Sous l'impulsion des forces productives de nouvelle qualité, la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière de haute technologie a augmenté de 13,3 % au premier semestre 2026. Wu Weixing, président de l'Université d'économie et de commerce de la capitale, estime que l'influence des forces productives de nouvelle qualité sur le cycle économique actuel se manifeste principalement de trois façons : en atténuant les fluctuations cycliques, en ajustant les mécanismes de transmission du cycle économique et en accentuant les disparités de croissance entre les différents secteurs.

Dans un contexte marqué par la persistance des conflits géopolitiques et la montée du protectionnisme commercial, plusieurs chercheurs interrogés par CSST estiment que l'économie chinoise est en train de développer un ensemble d'avantages distinctifs reposant sur trois piliers : la sécurité économique, l'attractivité du marché et la transformation industrielle. Ye Maosheng, directeur du Département d'économie et de commerce international de l'Université du Hubei, identifie quatre avantages fondamentaux. Premièrement, la sécurisation de l'approvisionnement et la stabilisation des prix des produits stratégiques jouent un rôle de stabilisateur macroéconomique. Deuxièmement, le niveau général des prix reste modéré en Chine, tandis que l'importante capacité de production nationale permet de contenir efficacement les pressions inflationnistes importées, offrant ainsi à la politique monétaire une plus grande marge de manœuvre. Troisièmement, la Chine occupe une position majeure et difficilement substitutable tant du côté de l'offre que de la demande sur le marché mondial. Quatrièmement, la croissance des bénéfices dans les industries de haute technologie renforce la propension des entreprises à investir, faisant évoluer la logique d'expansion des capacités de production, de la « stimulation par les politiques publiques » à « l'investissement spontané ».

Au premier semestre 2026, le commerce extérieur chinois a enregistré une croissance à deux chiffres des importations comme des exportations : les exportations ont progressé de 13,4 % et les importations de 22,1 % sur un an. La valeur des importations a dépassé pour la première fois 10 000 milliards de yuans. Selon Fang Ying, cette dynamique portée par une forte demande intérieure comme extérieure repose sur quatre avantages : un système industriel complet, une forte dynamique d'innovation, une attractivité croissante du marché et une ouverture sur l'extérieur qui ne cesse de s'élargir. Au premier semestre, l'industrie manufacturière représentait 26,2 % du PIB, soit une hausse de 0,4 point de pourcentage par rapport au niveau d'il y a trois ans. Sun Wenkai, directeur adjoint de l'Institut national de recherche sur les petites et moyennes entreprises de l'Université Renmin de Chine, estime que cette remontée indique que la Chine a consolidé le socle de son industrie manufacturière tout en réduisant le risque d'une désindustrialisation prématurée.

Au-delà de ces résultats, plusieurs chercheurs se penchent sur des questions de fond susceptibles d'influencer le développement à moyen et long terme de la Chine, notamment la transition entre les anciens et les nouveaux moteurs de croissance, la reprise de la demande intérieure, la substitution technologique et la refonte des systèmes d'évaluation. Ces questions pourraient en définitive constituer certaines des principales problématiques de recherche qui se dégagent de ce bilan économique de mi-année.
Edité par:Zhao Xin
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